L’Astrologue
(astronome ?) tombé dans un puits
Ἀστρολόγος - ἐξιὼν έκάστοτε έσπέρας - ἔθος εἶχε τοὺς ἀστέρας ἐπισκοπῆσθαι. Καὶ δή ποτε, περιιὼν εἰς τὸ προάστειον, καὶ τὸν νοῦν ὅλον ἔχων πρὸς τὸν οὺρανόν, ἔλαθε καταπεσὼν εἰς φρέαρ. Ὀδυρομένου δὲ αὐτοῦ καὶ βοῶντος, παριών τις, ὡς ἤκουσε τῶν στεναγμῶν, προσελθὼν καὶ μαθὼν τὰ συμβεβηκότα, ἔφη πρὸς αὐτόν : “Ὠ οὗτος, σὺ τὰ ἐν οὐρανῷ βλέπειν πειρώμενος, τὰ ἐπὶ γῆς οὐχ ὁρᾷς.
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Fréquence 1 |
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ἐπί (Γ) ἐπι-σκοπέω,ῶ ἰών, ἰόντος (ἔρχομαι) |
sur examiner allant, marchant |
νοῦς (*νόος), νοῦ (*νόου) ὁ πειράω,ῶ ποτε |
l’esprit essayer un jour |
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Fréquence 2 |
Fréquence 3 |
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ὅλος,η,ον |
tout entier |
βοάω (ἐβόησε) |
crier |
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Fréquence 4 |
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ἔθος,ους
(τό) ἔθος ἔχω |
habitude avoir l’habitude |
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Ne pas apprendre |
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ἀστήρ, έρος (ό) ἀστρολογος,ου
(ό) ἑκάστοτε έσπέρα,ας (ή) ὀδύρομαι παρ-έρχομαι περι-έρχομαι προάστειον,
ου (τό) πρός (Α) |
l’astre astronome, astrologue chaque fois le soir se lamenter passer à côté circuler, se promener la banlieue vers, appliqué à |
στεναγμός, οῦ (ό) συμβεβηκός, ότος (τό) φρέαρ,ατος
(τό) ὦ οὗτος ώς |
plainte, gémissement ce qui s’est produit le puits hé ! l’ami ! lorsque, parce que |
L'ASTROLOGUE QUI SE LAISSE TOMBER DANS UN
PUITS (La Fontaine, Fables, II,13)
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Un Astrologue un jour se
laissa choir Au fond d'un puits. On lui
dit : Pauvre bête, Tandis qu'à peine à tes
pieds tu peux voir, Penses-tu lire au-dessus de
ta tête ? Cette aventure en soi, sans
aller plus avant, Peut servir de leçon à la
plupart des hommes. Parmi ce que de gens sur la
terre nous sommes, Il en est peu qui fort
souvent Ne se plaisent d'entendre
dire Qu'au Livre du Destin les
mortels peuvent lire. Mais ce Livre qu' Homère et
les siens ont chanté, Qu'est-ce que le hasard
parmi l'Antiquité, Et
parmi nous la Providence ? Or du hasard il n'est point
de science S'il en était, on aurait
tort De l'appeler hasard, ni fortune,
ni sort, Toutes choses très
incertaines. Quant
aux volontés souveraines De celui qui fait tout, et
rien qu'avec dessein, Qui les sait, que lui seul ?
Comment lire en son sein Aurait-il imprimé sur le
front des étoiles Ce que la nuit des temps enferme
dans ses voiles ? A quelle utilité ? Pour
exercer l'esprit De ceux qui de la Sphère et
du Globe ont écrit ? Pour nous faire éviter des
maux inévitables ? Nous rendre dans les biens
de plaisir incapables ? Et causant du dégoût pour
ces biens prévenus, Les convertir en maux devant
qu'ils soient venus ? C'est erreur, ou plutôt
c'est crime de le croire. Le
Firmament se meut ; les Astres font leur cours, Le
Soleil nous luit tous les jours, Tous les jours sa clarté
succède à l'ombre noire, Sans que nous en puissions
autre chose inférer Que la nécessité de luire et
d'éclairer, D'amener les saisons, de mûrir
les semences, De verser sur les corps
certaines influences. Du reste, en quoi répond au
sort toujours divers Ce train toujours égal dont
marche l'Univers ? Charlatans, faiseurs
d'horoscope, Quittez les Cours des
Princes de l'Europe ; Emmenez avec vous les
souffleurs tout d'un temps. Vous ne méritez pas plus de
foi que ces gens. Je m'emporte un peu trop :
revenons à l'histoire De ce Spéculateur qui fut
contraint de boire . Outre la vanité de son art
mensonger, C'est
l'image de ceux qui bâillent aux chimères, Cependant qu'ils sont en
danger , Soit pour eux, soit pour leurs affaires. |