| J'ai créé ce site pour tous ceux -élèves,
étudiants, professeurs - qui sont comme moi persuadés que les
langues anciennes ne peuvent garder leur saveur que si l'apprenti,
le plus tôt possible, peut lire, en lecture cursive, dans le
texte latin ou grec, de longs passages, voire des œuvres entières.
Si par hasard vous vous aperceviez de certains dysfonctionnements,
veuillez me les signaler en cliquant sur boite à lettre et en me
signalant ce qui fonctionne mal.
Plus de 20 ans d'enseignement en lycée, enrichis par plusieurs
années d'interventions en formation continue de collègues débutants
ou confirmés (ex-IUFM et ex-MAFPEN), m'ont appris qu'il n'existait
plus, sur le marché, d'édition favorisant de telles lectures en
proposant, pour chaque texte :
- des listes
consistantes de vocabulaire d'abord selon l'ordre du texte, puis classées par ordre de fréquence,
nécessaires pour l'apprentissage raisonné du lexique ;
- des traductions
" au plus près du texte ", qui, confrontées au latin et au grec,
beaucoup mieux que les anciennes " juxta-linéaires ", favorisent
les acquisitions rapides (les traductions " universitaires " et/ou
littéraires constituant, de ce point de vue, plus une entrave
qu'une aide, à cause à la fois de l'aisance dans le maniement du
français qu'elles présupposent, et de l'imposante science des
traducteurs, nourris d'une érudition qui n'est pas à la portée du
premier venu...)
- et, dans le cas de
" versions ", de jeux de traductions et de transpositions
permettant un fructueux travail d'inter-textualité.
Voilà pourquoi vous trouverez ici :
- des textes
latins et grecs que j'ai transcrits page à page
-modifiant parfois la ponctuation, et choisissant les " leçons "
les plus faciles pour rendre la lecture plus aisée - sans jamais
les simplifier ; pour certains d'entre eux, dont la syntaxe n'est
pas simple, un second texte fait apparaître la construction :
verbes soulignés ; crochets de construction : | proposition
infinitive | / génitif absolu (grec) ou ablatif absolu (latin) /
[proposition relative] < autre proposition >. La police utilisée
pour le grec est unicode, donc aisément utilisable ( vous
pouvez vous la procurer en shareware en vous adressant à :
hancock@dircon.co.uk ) .
Parfois, le texte n'est pas encore transcrit : il faudra vous le
procurer...
- après chaque page
de texte, des listes de vocabulaire d'après l'ordre du texte
(quand j'ai eu le temps de le faire),
puis classées par fréquence, d'après les tables publiées en
France et en Belgique depuis une bonne vingtaine d'années, qui
reposent sur des corpus bien identifiés : fréquence 1 (400
mots les plus fréquents), 2 ( les 400 mots suivants), 3 et 4
(idem) ; ensuite, ceux qui ne doivent pas être appris, n'étant pas
compris dans le " vocabulaire de base " d'environ 1600 mots ,
indispensable à tout latiniste et à tout helléniste. Comme ces
listes ont été créées pour mes élèves de lycée, qui devaient
progresser en cours d'année scolaire dans la lecture d'une ou de
plusieurs œuvres, et apprendre leur vocabulaire, elles évitent
souvent, pour une même œuvre, de se répéter.
- Après chaque
liste, éventuellement, une traduction " au plus près du texte ", conçue
pour aider la compréhension du latin ou du grec, et qui, donc,
présente volontairement un certain nombre de balourdises et
d'imperfections ; quant aux erreurs, que j'espère peu nombreuses,
mais que je sais inévitables, je vous saurai gré de me les
signaler...
- Enfin, des
compléments : questions sur le texte, axes de lecture
analytique, liens éventuels...
Des versions, classées par auteur, le plus souvent assorties de
barèmes de correction et/ou de corrigés par étapes, avec mention du
niveau scolaire auquel elles ont été proposées, apparaissent sous
une rubrique distincte.
Petit à petit vont être créés des liens
thématiques entre les textes latins et grecs, pour favoriser l'inter-textualité .
Entendons-nous bien :
l'outil que je tente de façonner ici n'a aucune prétention ; il
n'est que le résultat de quelques années d'enseignement secondaire ;
j'espère qu'il évitera aux collègues certains travaux fastidieux
-mais nécessaires- de recherche lexicale, et qu'il facilitera à tous
ceux qu'intéressent les langues anciennes l'accès à des textes que
je ne me résigne pas à voir disparaître. La " Toile " nous permet de
transmettre nos expériences : grâce à l'Internet ; que chacun, s'il
le désire, se les approprie, enrichisse et modifie en fonction de
ses besoins les outils proposés !
Le site EVANDRE est ainsi nommé en souvenir de celui que Virgile
qualifie de premier fondateur de la citadelle romaine :
...rex Evandrus Romanae conditor arcis...(Enéide
VIII, 313)
Lorsque Enée, l'immigré de Troie arrivé récemment dans le Latium,
est menacé de toutes parts par les peuples qui y sont installés, et
refusent le nouveau venu, le dieu du fleuve Tibre, par
l'intermédiaire d'un songe, lui conseille de solliciter l'alliance
d'un immigré qui s'est arrêté là, une génération auparavant, issu de
Grèce, d'Arcadie : Evandre.
Sans oublier les anciennes querelles, qui mirent aux prises dans
une guerre sans merci Grecs et Troyens, mais décidés à ne se
souvenir que de la grandeur des héros du passé, Enée et Evandre vont
unir leurs forces pour inaugurer une nouvelle civilisation,
enracinée par la légende de leur ancêtre commun -Atlas - dans la
lointaine Afrique, mais aussi par leur propre histoire, dans
l'Orient de Priam et la Grèce des Atrides. Une nouvelle
civilisation : la nôtre.
Puisse ce site aider, lui aussi, à la transmission d'un héritage
métissé des vieilles cultures de la Méditerranée.
... Ibat rex obsitus aevo
et comitem Aenean juxta natumque tenebat
ingrediens varioque viam sermone levabat.
Miratur facilisque oculos fert omnia circum
Aeneas capiturque locis et singula laetus
Exquiritque auditque virum monimenta priorum.
... Il allait, le roi, lourd des semences de son grand âge ;
il captivait son compagnon Enée et le jeune Ascagne, côte à côte,
en s'avançant, et rendait la route légère grâce à la variété de
sa conversation.
Enée, rempli d'admiration, porte ses vifs regards sur tout le
paysage,
Est séduit par les lieux ; de chaque chose, tout heureux
Il s'enquiert, et écoute ce qui perpétue le souvenir des héros du
passé.
Je m'appelle François MARMECHE. Je suis professeur de lettres
classiques au lycée Alfred Kastler de CERGY-PONTOISE (Val d'Oise),
et j’ai été formateur associé à l'Institut Universitaire de
Formation des Maîtres de l'Académie de Versailles (centre de Cergy)
de septembre 96 à juin 2002.
Mon objectif consiste, très modestement, à mettre à la
disposition des collègues les outils que j'ai peu à peu forgés pour
aider mes élèves, depuis près de 20 ans.
Pillez, copiez, collez, modifiez, coupez ...pour vous et
vos élèves : tel est mon vœu ! Mais, de grâce, sans autorisation, ne
publiez rien qui vienne de ce site ! VALE ! ΧΑΙΡΕ !
Enéide, VIII, 307-312 ; traduction personnelle
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