AUTANT D'EDITEURS, AUTANT DE PLANS DIFFERENTS, DONC DE PROPOSITIONS DE LECTURE DIFFERENTES…

ANALYSE DU LIVRE Il (Hatier-bac latinParis août 1998)

Préambule (§ 1-13)

-              goût de Cicéron pour la réflexion philosophique (1)

-              rappel de la conférence de la veille : le mépris de la mort est la condition d'une vie heureuse (2) ;

-              caractère particulier du discours philosophique et critique dont il est l'objet ; position de Cicéron par rapport à la doctrine de Platon, son éclectisme (3-4)

-              pourquoi Cicéron a été amené à proposer ce type de conférences : déclin de l'éloquence à Athènes (5), médiocrité des ouvrages philosophiques en latin, trop techniques (6-8) , la discussion philosophique est un exercice d'éloquence, empruntant ses méthodes à l'art oratoire où excelle Cicéron (9).

·              Difficulté de mettre en pratique l'enseignement des philosophes :

-              succès de la précédente conférence, utilité de l'enseignement philosophique (10-11) ;

-              objection : l'inconduite de certains philosophes (12)

-              conclusion : nécessité de préparer le " terrain de l'âme (cultura animi) c'est précisément l'objet de ces conférences (13).

Première partie exposé du débat (§ 14-27)

-              Postulat : la douleur est le plus grand des maux; concession : le déshonneur est pire que la douleur (14).

-              Démonstration : si la douleur est considérée comme un mal, on fera tout pour y échapper; le déshonneur s'ajoutera à la souffrance ; contradictions des philosophes (15-16),

-              Paradoxe d'Epicure : hic qui solum hoc matum dicit et malorum omnium extremum, sapientem censet id suave dicturum (17-18).

-              Enseignement des poètes : Accius, Philoctète (19) Sophocle, le personnage d'Hercule dans les Trachiniennes (20-22) ; Eschyle, Prométhée (23-25).

Conclusion provisoire: d'après les poètes, la douleur est un mal (26-27).

Deuxième partie : la douleur est source de perfectionnement moral (§ 28-65)

-              Réponse à Épicure : nec tam quaerendum est dolor malumne sit, quam firmandus animus ad dolorem ferendum (28).

-              Critique du stoïcîsme et de ses contradictions : aut enim nulla virtus est aut contemnenduq. omnis dolor (31) amittenda igitur fortitudo est aut sepetiendus dolor (32) conclusion : il faut surmonter la douleur (33).

-              Illustration du principe précédent: le courage des jeunes Spartiates (34) ; l'entraînement à l'effort: Marius, les Laconiennes (35-36) ; l'endurance des soldats romains (37-38) ; l'exemple d'Eurypyle chez Ennius, Hectoris Lytra " La rançon d'Hector " (39) ; les athlètes et les gladiateurs (40-41).

-              La douleur naît de l'idée que nous nous en faisons position d'un nouveau principe, dico ... dolorem omnem esse tolerabilem (42) ; examen de cette proposition : le courage est universellement admiré (43), paradoxe d'Épicure dolor diutumus habet laetitiae plus quam motestiae (44-45) ; l'aspiration à la vertu est une exigence de la nature (46).

-              Intervention de la volonté : la raison doit maîtriser la partie impulsive de l'âme (47-48) ; illustration : le personnage d'Ulysse d'après Pacuvius et Sophocle, Niptra , " Le Bain " (49-50).

-              Le rôle de la raison : l'attitude du sage, importance de l'exemple: Zénon, Anaxarque, Calanus, Marius (51-53) ; la vertu de l'effort : contentio ... sola officii tamquam custodia (54-56) ; les plaintes n'atténuent pas les souffrances (57) ; la recherche de la gloire : les Décius, Épaminondas, le contre-exemple de Denys d'Héraclée, Posidonius (58-62) ; la satisfaction personnelle (63-65).

Conclusion (§ 66-67)

- La douleur n'est pas un mal (66).

- Si elle devient intolérable, demandons à la mort de nous en délivrer (67).

 

 

Plan de la Deuxième Tusculane: (Major PUF Paris août 1998)

1-9 : de l'utilité de la philosophie. La pauvreté de la philosophie romaine. Le mépris de la forme gâte la philosophie.

Critique de la littérature épicurienne.

10- 1 3 : les philosophes ne se règlent point sur leurs propres doctrines

14 : sujet de la disputatio : la douleur est-elle le souverain mal.

15-18 : thèses d'Aristippe, Hiéronyme et Épicure. L'épicurisme dédaigne la souffrance.

15-27 : preuves littéraires des nuisances de la douleur Philoctète, Hercule, Prométhée, des héros faibles...

28-30 : il faut lutter contre la douleur et non la nier. Erreur de Zénon.

31-33 la vertu vainc la douleur.

34-41 exemples historiques : les Spartiates, Marius, l'armée romaine, les vétérans, les gladiateurs.

42-43 la philosophie est un plus. Laquelle ?

44-45 pas celle d'Épicure.

46-51 le summum bonum réside dans la moralité et dans la soumission à la raison.

52 : autres solutions : admirer les res gestae,

53-59 cultiver la contention de l'âme et fuir l'ignominie.

60-61 deux attitudes devant la douleur : Denys d'Héraclée et Posidonius.

62-64 la fierté à résister, baume contre la douleur.

65-66 la philosophie, maîtresse de patience.

67 : la mort libère des douleurs incommensurables

 

LIVRE II ARGUMENT ANALYTIQUE (Les Belles Lettres 1930-1997)

                Préface. Si l'on ne peut étudier toute la philosophie, il y a grand intérêt à en connaître certaines parties dont l'utilité pratique est considérable. Appel aux écrivains capables d'en inspirer le goût aux Romains. Critique de la littérature philosophique épicurienne (1-9). Le fait que la vie de certains philosophes dément leur doctrine ne doit pas nous détourner de la philosophie (10-13)

Sujet proposé : la douleur est-elle le plus grand des maux 7 (14).

L'auditeur reconnaît tout de suite que le déshonneur est un mal plus grand (14).

Opinions d'Aristippe, d'Hiéronyme, d'Epicure, lequel affecte de dédaigner la douleur (15-18). Preuves que la douleur est redoutable : les plaintes de Philoctète chez Accius (19), d'Hercule chez Sophocle (20-22), de Prométhée chez Eschyle (23-25). Cicéron observe que la traduction des deux derniers morceaux est de lui (26). Les poètes donnent un mauvais exemple en nous représentant les héros aussi faibles devant la douleur (27). Il convient de se fortifier contre la douleur plutôt que s'obstiner à nier qu'elle doit un mal. Le stoïcien Zénon ne pose pas non plus la question sur son véritable terrain (28-30). Ce qu'il faut dire, c'est que la vertu doit triompher de la douleur (31-33).

L'accoutumance à l'effort, l'entraînement fortifient contre la douleur : les Spartiates, Marius, l'armée romaine, les vétérans, les gladiateurs (34-41).

Mais la philosophie nous fortifiera mieux encore (42-43). Toutefois ce n'est pas à Epicure qu'il faut s'adresser (44-45). Ecoutons les philosophes pour qui le souverain bien, c'est la moralité (46). L'énergie virile doit soumettre à la raison la partie irrationnelle de l'Ame (46-51). Autres remèdes : se proposer de grands exemples (52), tendre toutes les forces de son âme, avec le ferme propos de ne rien faire de honteux (5359). Deux attitudes devant la douleur : Denys d'Héraclée, Posidonius (60-61). La fierté que l'on éprouve à supporter vaillamment la douleur rend cette douleur même supportable (62-64). Seule la philosophie peut inspirer une patience toujours égale, quelles que soient les circonstances (65-66). A supposer que la douleur soit absolument intolérable, la mort nous en délivrera (67).

 

 

 

 

Sous titres de l'édition des Belles Lettres (§ 28-67) : 4 parties

La honte est chose pire que la douleur (28-34)

L'habitude de l'effort amortit la douleur (35-41)

Rôle de la raison dans l'apaisement de la douleur (42-53)

Opposons à la douleur la tension de l'âme ( 54-67)

Découpage de l'édition Hatier Bac Latin (§29-67) : 7 fragments

Le déshonneur est pire que la souffrance(29-32 moitié)

La vertu est toute dans l'effort (32 fin- 36)

L'accoutumance à la douleur (37-41)

La conscience morale (42-46)

L'éducation de la volonté (47-53 moitié)

L'aspiration à la vertu (53 fin- 61)

La douleur n'est pas un mal (62-67)