AAIII 539-552
Version terminale
Ars amatoria Ovide III 539-552 Barême / 50 : colonne de droite ; cs 4 ; fs 2 ; tmd 1
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Adde,
quod insidiae sacris a vatibus absunt Et facit ad mores ars quoque nostra suos. Nec nos ambitio nec amor nos tangit habendi ; Contempto colitur lectus et umbra foro. Sed facile haeremus validoque perurimur aestu Et nimium certa scimus amare fide. Scilicet ingenium placida mollitur ab arte, Et studio mores convenienter eunt. Vatibus Aoniis faciles estote, puellae ; Numen inest illis Pieridesque favent ; Est deus in nobis, et sunt commercia caeli ; Sedibus aetheriis spiritus ille venit. A doctis pretium scelus est sperare poetis ; Me miserum ! scelus hoc nulla puella timet. |
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Questions de préparation :
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Adde, quod insidiae sacris a vatibus absunt Et facit ad mores ars quoque nostra suos. Nec nos ambitio nec amor nos tangit habendi ; Contempto colitur lectus et umbra foro. Sed facile haeremus validoque perurimur aestu Et nimium certa scimus amare fide. Scilicet ingenium placida mollitur ab arte, Et studio mores convenienter eunt. Vatibus Aoniis faciles estote, puellae ; Numen inest illis Pieridesque favent ; Est deus in nobis, et sunt commercia caeli ; Sedibus aetheriis spiritus ille venit. A doctis pretium scelus est sperare poetis ; Me miserum ! scelus hoc nulla puella timet. |
1 Pourquoi Ovide dit-il cela ? A qui s’adresse-t-il ? 2 Suos est un possessif réfléchi : il renvoie donc au sujet… Quel mot du vers précédent faut-il sous-entendre pour compléter facit ? 3 A qui Ovide oppose-t-il les poètes ? 4 Quel mot du vers précédent est évoqué par " foro " ? Quels sont les deux mots qui ont la même terminaison ? pourquoi ? 5 que peut signifier " aestu ", dans ce texte (cf. titre) ? 6 sur suel mot porte " nimium " ? pourquoi ?
12 : d’après " ille ", qu’est-ce qu’Ovide pense de lui-même ? 13 : comment traduire "pretium " ? ces " puellae " sont-elles des " virgines " ? … de la perverse ambiguïté d’Ovide… |
Traduction littérale :
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Adde, quod insidiae sacris a vatibus absunt Et facit ad mores ars quoque nostra suos. Nec nos ambitio nec amor nos tangit habendi ; Contempto colitur lectus et umbra foro. Sed facile haeremus validoque perurimur aestu Et nimium certa scimus amare fide. Scilicet ingenium placida mollitur ab arte, Et studio mores convenienter eunt. Vatibus Aoniis faciles estote, puellae ; Numen inest illis Pieridesque favent ; Est deus in nobis, et sunt commercia caeli ; Sedibus aetheriis spiritus ille venit. A doctis pretium scelus est sperare poetis ; Me miserum ! scelus hoc nulla puella timet. |
Ajoute que les embûches sont absentes des poètes sacrés, Et que notre art nous façonne aussi selon sa propre manière d’être. Ni l’ambition, ni l’amour de la possession ne nous touche, nous ; Le forum ayant été dédaigné, le lit et l’ombre sont honorés. Mais , facilement, nous nous attachons, et nous brûlons entièrement d’un bouillonnement plein de vigueur, Et nous savons aimer avec une confiance trop assurée. Sans doute notre caractère est adouci par l’art paisible, Et nos manières d’être vont en accord avec notre passion. Soyez douces aux poètes d’Aonie, filles ; une puissance est en eux, et les Piérides les favorisent ; il est un dieu en nous, et il y a des commerces avec le ciel ; des séjours éthérés vient cette noble inspiration. C’est un crime d’espérer de l’argent des savants poètes ; Malheur à moi ! ce crime, aucune fille ne le redoute. |
Traduction proposée :
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Adde, quod insidiae sacris a vatibus absunt Et facit ad mores ars quoque nostra suos. Nec nos ambitio nec amor nos tangit habendi ; Contempto colitur lectus et umbra foro. Sed facile haeremus validoque perurimur aestu Et nimium certa scimus amare fide. Scilicet ingenium placida mollitur ab arte, Et studio mores convenienter eunt. Vatibus Aoniis faciles estote, puellae ; Numen inest illis Pieridesque favent ; Est deux in nobis, et sunt commercia caeli ; Sedibus aetheriis spiritus ille venit. A doctis pretium scelus est sperare poetis ; Me miserum ! scelus hoc nulla puella timet. |
Ajoute que nul piège n’est à craindre chez les divins poètes, Et que notre art nous modèle aussi selon ses propres façons. Ni l’ambition, ni l’amour du gain ne nous touche, nous ; Méprisant le forum, nous vénérons le lit et l’ombre. Mais nous nous attachons facilement, nous sommes longuement consumés d’un incendie violent, Et nous savons aimer avec une confiance trop assurée. Il est vrai que notre caractère est adouci par notre art paisible Et que nos façons s’accordent avec notre passion. Aux poètes d’Aonie, soyez douces, jeunes femmes ; Une puissance divine les habite, et les Piérides les comblent de faveurs ; Un dieu existe en nous, et nous avons commerce avec le ciel ; Des demeures éthérées vient notre belle inspiration. C’est un crime d’espérer de l’argent des doctes poètes ; Pauvre de moi ! ce crime, aucune jeune femme ne le redoute ! |